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Variations pour des arbres et leurs soupirs

Les irisées

Variations pour des arbres et leurs soupirs

Des échos de la création des « Variations pour des arbres et leurs soupirs » au Festival des Musiques Démesurées de Clermont-Ferrand en novembre 2019 :
« La connexion de la musique contemporaine avec la nature trouve son plein essor dans la composition de Marie-Hélène Bernard, compositrice ayant passé quatre saisons à enregistrer des arbres pour monter sa création Variations pour des arbres et leurs soupirs. La musique mêle les sons de la nature à l’état brut ou retravaillés en studio, aux sonorités « primitives » de l’instrument en bois – sublime introduction de la violoncelliste Deborah Walker explorant de manières percussives tous les éléments de son instrument, de la pique à la volute, portée par les improvisations inspirées de l’instrumentiste, le discours musical et sonore étant construit grâce à la sélection des textes déclamés par le comédien François Clavier, du Plaidoyer de l’arbre du botaniste Francis Hallé à L’arbre-Monde du romancier Richard Powers, en passant par la voix d’écrivains comme Paul Valéry ou d’artistes tel le sculpteur Giuseppe Penone. Grâce à une immersion par des jeux d’ombre de végétaux, cette performance pluridisciplinaire de plus d’une heure, énigmatique et mystérieuse, reste un moment fort du festival. »

Les arbres bruissent, les arbres gémissent, les arbres frémissent…
Marie-Hélène Bernard les a enregistrés durant quatre saisons dans un coin préservé des Cévennes. Elle a ensuite transformé cette matière sonore dans les studios du GRM à l’automne 2018.
Les arbres ont leurs penseurs, leurs rêveurs, leurs passeurs…
Ici, parole scientifique et parole poétique se confrontent et se complètent dans un jeu de rebonds. Les voix du botaniste Francis Hallé et du sculpteur Giuseppe Penone se mêlent à celles du philosophe Gaston Bachelard, des écrivains Paul Valéry, Victor Segalen ou Erri de Luca… Les textes sont donnés à entendre en petits éclats par le récitant François Clavier.
La voix d’un violoncelle ? instrument issu du sapin et d’érable ? joué par Deborah Walker se fait l’écho de ce que les arbres font aux hommes… et réciproquement.
À travers l’écoute des sons, des mots et de la musique, le spectateur s’immerge dans l’univers des grands végétaux. Seul un jeu d’ombres s’anime sporadiquement sur écran. Ainsi, nous nous approcherons doucement de cette énigme du vivant qui est celle des arbres, de leur présence à la fois obstinée et secrète, des émotions qu’ils suscitent à nous autres êtres humains qui tentons de rester droit.

Production : Les Irisées / Coproduction : Festival des Musiques Démesurées de Clermont-ferrand. Avec le soutien de Césaré et du GMEM (Centres nationaux de création musicale), du GRM (Groupe de recherches musicales)

BIOS
Marie-Hélène BERNARD
Compositrice de musique instrumentale, de musique mixte et de musique électroacoustique, elle a eu ses oeuvres jouées en Europe, aux États-Unis, au Canada, en Chine, à Taiwan, en Corée du Sud et au Japon.Invitée en résidence aux studios du GRM, de La Muse en circuit, du GRAME, du CIRM, du SCRIME (Bordeaux), de MIA et Césaré. Commandes du Ministère de la Culture, de l’INA-GRM, de la radio France-Musique (Alla Breve), des festivals Détours de Babel et Futura, du studio Césaré… Lauréate de la « Villa Médicis hors les murs » en 2003 (pour un séjour en Chine), et en 2013 pour un travail de création en Corée.
Marie-Hélène Bernard aime se confronter avec d’autres arts; elle a ainsi conçu le spectacle « Un chemin de sable blanc » avec le vidéaste Robert Cahen, créé en novembre 2015 aux journées GRAME de Lyon et à l’Opéra de Reims.
Deborah WALKER
Violoncelliste active dans le domaine des musiques contemporaines et expérimentales, écrites et improvisées, elle s’intéresse à différentes formes de création musicale, souvent liées à l’exploration sonore, ou en interaction avec d’autres disciplines. Elle a joué dans de nombreux festivals internationaux.
Installée à Paris depuis 2004, elle fait partie de Dedalus, ensemble à géométrie variable et de l’ONCEIM, orchestre composée d’une trentaine de musiciens improvisateurs.
François CLAVIER
Ayant suivi sa formation de comédien au cours Florent, au Théâtre/École de Robert Hossein, puis au CNSAD dans la classe d’Antoine Vitez, il fait ses premiers pas au théâtre sous la direction de Jean-Louis Martin Barbaz.
Il travaille ensuite avec Antoine Vitez, Anne Delbée, Jacques Rosner, Philippe Adrien, Marcel Maréchal, Jean-Pierre Vincent, Jacques Lassalle, Klaus Michael Grüber, Jean-Claude Fall, Stuart Seide, Cécile Backès… Depuis 1985, il a joué sous la direction de Charles Tordjman, en particulier pour : Quoi de neuf sur la guerre ? Fragments d’après Robert Bober, spectacle repris plusieurs fois en tournée en France et en Europe. Il joue aussi seul en scène le Discours de la servitude volontaire d’Étienne de La Boétie depuis plusieurs années.

Infos

Repertoire

Création contemporaine

Repertoire secondaire

Transdisciplinaire

Genre

Vocal et instrumental

Nombre d'artiste sur scène

2

Caractéristiques

Spectacle mis en scène, Transdisciplinaire

Pluridisciplines

Théâtre, Projection vidéo ombres

Commentaires

Ce spectacle peut se décliner en une version plus courte (sans projection vidéo), sous forme de parcours en plein air.

Décors

Non

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Dates de concerts

Création en novembre 2019 au Festival des "Musiques Démesurées" de Clermont-Ferrand