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Tokyo no oto -???? Chroniques sonores des villes

Ensemble Cairn

Tokyo no oto -???? Chroniques sonores des villes

Tokyo no oto retrace la perception —sonore— d’une ville par un compositeur, Jérôme Combier, compositeur, dont la démarche personnelle depuis ces dernières années, depuis les projets Austerlitz (W.G. Sebald) et Campo santo (voyage au Spiztberg), consiste à puiser dans le réel, au cours des déambulations, matières sonores et musicales, ici également textuelles.
Pour Tokyo no oto le plasticien Yannick Jacquet conçoit une installation scénographique modulable, comme image abstraite et lointaine de la ville, et Bertrand Couderc en conçoit la création lumière.
Objet scénique, à la fois visuel et sonore Tokyo no oto invite a un voyage mais qui par le jeu des abstractions, visuelles et sonores à la fois, devient un voyage onirique, quasi hypnotique.
Tokyo no oto est aussi le prolongement d’une tradition musicale qui s’attache à rendre compte des bruits d’une ville, ici la mégapole de Tokyo, des sons qui la caractérisent, les paroles des humains qui la parcourent, et de ramener au sein d’une musique — partition et sons électroniques — la concrétude du réel. Il sera question pour Jérôme Combier de parcourir la ville de Tokyo muni d’un système M.S. de microphonie permettant des captations quasi tridimensionnelles.
Tokyo no oto est une pièce de 45 minutes qui fait appel à 8 chanteurs : 2 soprano, 2 alto, 2 ténors, 2 basses
et 5 instrumentistes :
accordéon microtonal, flûte, clarinette, shô japonais, trompette
Le projet sera porté conjointement par les Cris de Paris et par l’Ensemble Cairn, sous la direction de Geoffroy Jourdain, directeur musical des Cris de Paris.
La pièce sera constituée de 8 à 10 parties distinctes s’appuyant chacune sur un quartier précis de Tokyo : Yanaka, Shinjuku, Hueno, Asakusa etc. Des fragments électroacoustiques réalisés à partir des diverses prises de sons effectuées dans ces quartiers de Tokyo serviront d’interludes entre les différentes parties, mais aussi seront injectés dans la musique même, comme de brefs inserts du réel dans le vocal. Ces inserts de musiques électroniques font référence à la technique du soundscapes, faisant ainsi émerger, d’une autre manière peut-être plus concrète encore, la présence de la ville. Toutefois ces éléments du réel seront retravaillés et transformés
Tokyo no oto est une cantate profane qui s’inscrit dans la tradition de la musique vocale occidentale et à l’endroit précis où celle-ci articule musique polyphonique et chanson populaire. Elle est directement liée aux Renaissances française et anglaise, aux chansons descriptives de Clément Janequin, Voulez ouyr les cris de Paris (1530), et celles d’Orlando Gibbons Cries of London (1615-25) dont Luciano Berio, en 1975, en reprenait le titre — Cries of London — et le propos. En référence à la Renaissance, elle exploitera la consonance, et en référence à Berio elle explorera cette frontière mouvante et incertaine du vocal et du phonatoire, du son et du sens, du musical et du bruit.
Tokyo no oto s’intéressera donc aux sons de Tokyo, qu’ils aient pour source l’homme, les machines ou même le peu de nature que la ville recèle. La pièce sera comme le journal d’un occidental, et la cartographie sonore de la ville conçue, imaginée, rêvée par un étranger dans le temps de sa déambulation. À Tokyo rêvant de Tokyo.
En complément de programme le choeur Les Cris de Paris interpréteront Voulez ouyr les cris de Paris de Clément Janequin (1539 – 6mn) et Cries of London de Luciano Berio (1974 – 12mn).

Infos

Repertoire

Création contemporaine

Genre

Vocal et instrumental

Nombre d'artiste sur scène

14

Caractéristiques

tout public

Pluridisciplines

Arts visuels

Commentaires

/

Décors

Oui

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Dates de concerts

Scènes Nationales de Quimper (20/05/22), Besançon (14/04/22) et Orléans (07/04/22)