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L’île Paradis qu’on ne doit pas dire

Pierre-Adrien Charpy / Da Pacem

« L’enfant bleu est bien un texte fait pour être lu et peut-être un jour mis en musique. »
(Henry Bauchau, Passage de la Bonne-Graine, 1999)

Dans ses journaux, l’écrivain Henry Bauchau (1913-2012) s’écrit à lui-même et destine à ses lecteurs ses réflexions intimes. À partir de ses lettres et de ses journaux rédigés pendant la gestation et l’écriture du roman L’enfant bleu (Actes Sud, 2004) conçu sur une histoire vraie, ce spectacle explore librement les correspondances entre ce qu’on ne sait pas, vit, rêve ou crée quand le quotidien se déchire. Dans l’écho mystérieux des images et des sons, le jeune psychotique Orion dessine à l’hôpital de jour auprès de son « psychothéraprof » les labyrinthes qui le guideront vers la création.
Le spectacle […] met en forme, au prix d’un travail méticuleux, un labyrinthe de sons et d’images, de couleurs et de mots, de voix et de chant… où chacun peut se perdre au gré de son imaginaire. La musique […] de Pierre-Adrien Charpy développe un monde sonore riche […]. Elle est omniprésente, mais laisse une place nécessaire au discours, au récit en mosaïque des voix parlées et/ou chantées de Raphaële Kennedy et Vincent Bouchot. Leur duo émeut au-delà du propos, par leur présence puissante et complice, amplifiée par la « mise en son » fantasmagorique de l’ingénieux-ingénieur Franck Rossi. Le spectacle d' »art total » vaut aussi par la poésie de la création vidéo d’Isabelle Françaix et ses images mouvantes […].
Zibeline, Jacques Freschel, 2018
Merci de m’avoir – nous avoir – fait vivre cet instant unique. Je suis sûr qu’Henry [Bauchau] était avec vous, avec nous, et qu’il aurait assurément beaucoup aimé votre Enfant bleu. […] On ne ressort pas indemne de L’île Paradis qu’on ne doit pas dire. […] À tous, nous étions avec vous, avec l’autre, avec le vivant, avec ce qui en nous, nous dépasse et nous comprend. Nous étions dans « l’hymne corporel », celui qui nous anime et nous porte vers l’espérance. […] Nous étions soulevés. Nous sommes descendus dans l’amour et nous avons éprouvé le plus enseveli « dans l’île et le trésor ». Nous étions face à l’abrupt d’une évidence sans nom.
Régis Lefort, écrivain et poète, spécialiste d’Henry Bauchau, 2018
[Un] spectacle de très haut niveau, très très fort, et très respectueux et juste par rapport à l’oeuvre d’Henry Bauchau.
Thierry-Pierre Clément, poète, 2019

musique | Pierre-Adrien Charpy
vidéo | Isabelle Françaix
textes | Henry Bauchau
encres et dessins | Lionel D.
récitant | Vincent Bouchot
soprano | Raphaële Kennedy
ingénieur du son | Philippe Boinon

Infos

Repertoire

Création contemporaine

Repertoire secondaire

Création contemporaine

Genre

Vocal et instrumental

Nombre d'artiste sur scène

2

Caractéristiques

Mise en espace

Pluridisciplines

Cinéma

Commentaires

La forme scénique de ce programme se rapproche de celle d'un ciné-concert, mais ce n'en est pas un. Le récitant et la chanteuse partagent la scène avec un écran sur lequel est projetée une vidéo créée par Isabelle Françaix. Une diffusion multipoints développe l'environnement musical. Les trois narrations (littéraire, visuelle et sonore) dialoguent, luttent et s'unissent tour à tour.

Décors

Non

>> voir un extrait vidéo

Dates de concerts

Ce spectacle a été donné - à la salle Musicatreize à Marseille (2018) - au festival de la correspondance de Grignan (2018) - au festival Musiques en Ecrins (2018) - à la Ferme du Biéreau à Louvain-la-neuve en Belgique (2019)