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« La Controverse de Karakorum »

La Camera delle Lacrime

Au milieu du 13ème siècle, Karakorum, capitale de
l’Empire mongol, est l’une des principales capitales
du monde et toutes les religions y coexistent
pacifiquement… À la même époque, en France, le Roi
Louis IX rêve d’une nouvelle croisade et souhaite
convaincre le Grand Khan de le soutenir
militairement dans son dessein de reconquérir les
lieux saints de la chrétienté. En 1253, il confie au
moine franciscain Guillaume de Rubrouck la tâche
de traverser à pied et à cheval l’Europe et l’Asie
centrale afin de porter sa requête au souverain
Mangu Khan.

Guillaume de Rubrouck est un vrai personnage de
roman qui nous dévoile les impressions de son
époque dans un texte intime. Rarement en effet la
personne de l’auteur a été aussi présente dans un
récit médiéval, il est à la fois un homme d’action et
un créateur. Tout au long de son périple qui le
conduit à Karakorum, Guillaume chante des hymnes
chrétiens dont il change les paroles en fonction de
l’urgence de la situation, pour que l’évocation divine
l’accompagne et l’encourage dans les diverses
péripéties de son parcours.
Au fil des chansons évoquées dans son manuscrit,
son récit nous invite à un voyage à travers les
mélodies, les langues et les rythmes des pays
traversés. La rencontre, la tolérance et l’écoute
mutuelle furent également au centre de la
Controverse qu’il anima lors de la nuit de la
Pentecôte 1254.
Son manuscrit mentionne qu’au petit matin, tous les
participants se retrouvent à court d’arguments et
sans doute très fatigués par une nuit à démontrer le
bien fondé de leurs croyances et à devoir trouver les
mots pour être compris par une personne d’un autre
pays, d’une autre culture, d’une autre langue. Ils
achevèrent cette rencontre par un moment musical
où chacun loua son ou ses dieux dans ses cantiques
propres.

Rendre vivante une odyssée oubliée tout en
valorisant les répertoires musicaux patrimoniaux,
voilà bien l’ambition de La Camera delle Lacrime au
travers de cette captation « live » qui place l’auditeur
dans l’énergie et l’instantanéité du spectacle intitulé
La Controverse de Karakorum réalisé le 10 septembre
2016 dans le cadre du Festival de la Fondation
Royaumont. Bruno Bonhoure et ses musiciens
évoquent en musique les paysages et les populations
rencontrées par le moine et ses accompagnateurs à
travers les plaines de l’Asie Centrale, jusqu’à leur
arrivée à Karakorum. Fidèle à sa démarche consistant
à interpeller le public d’aujourd’hui par son
traitement audacieux des répertoires médiévaux, La
Camera delle Lacrime a choisi de faire coexister les
chants mentionnés par le moine dans son ouvrage
intitulé Itinerarium ad partes Orientales avec des
chants populaires en langue mongole, des chants
soufis ou encore des airs du Caucase ou du
Kirghizistan.

Infos

Repertoire

Médiéval, Renaissance ou plus ancien

Repertoire secondaire

Musique du monde

Genre

Vocal et instrumental

Nombre d'artiste sur scène

6

Commentaires

Plus de trente représentations en France et à l'International

Décors

Non

Dates de concerts

Plus de trente représentations (dont Philharmonie de Paris, Festival de la Chaise-Dieu, Fondation Royaumont, tournées en Australie et en Autriche, ...) prochaines représentations à Strasbourg, Mulhouse, Fribourg (Suisse) et en Norvège en 2021 et 2022