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Jubilations : Charpentier, Haendel

Le Parlement de musique

Jubilations : Charpentier, Haendel

Haendel : Anthem O be joyful in the Lord (« Chandos Jubilate »BWV 246 ) (20′)
Concerto grosso op. 3, 5 d’après l’Anthem In the Lord I put my trust
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M.A. Charpentier : Psaume Notus in Judæa (cf notre enregistrement CD et DVD à Versailles) (avec danse le cas échéant) (13′)
M.A. Charpentier : Te Deum H 141 (cf notre enregistrement CD et DVD à Versailles) (23 ‘)

Quand le Parlement de Musique a enregistré (d’abord sur CD, puis en live lors d’un concert à Versailles sur DVD) les deux oeuvres de Charpentier, il est apparu avec évidence que soufflait un autre style sur ces motets généralement interprétés avec l’emphase de la grandiloquence – qui va avec l’idée alors traditionnelle du Te Deum tels ceux de Cherubini, Berlioz et autres.
De fait, l’essentiel de la différence est que Charpentier s’inscrivait dans une manière très versaillaise de la musique d’essence chorégraphique. L’art de la danse de cour y croisait l’art du motet polyphonique, comme chez Vivaldi c’était le symphoniste baroque ou chez Monteverdi le madrigalisme expressif – le symphoniste XIXe s, c’était pour plus tard. Ainsi, le Te Deum est fait de 5 piliers qui sont autant de danses (rigaudon, marche, musique de guerre, sarabande, menuet, gavotte finale) encadrant des parties « récitantes » en style plus traditionnel. De même du psaume Notus in Judæa comportant une musique de guerre, un sommeil, puis des épisodes madrigalesques narratifs débouchant sur une sorte de chant d’action de grâces en manière de gavotte finale.

L’association de la danse et de l’expressivité italienne se trouve également, à sa manière, chez Haendel. Son concerto grosso est composé sur les épisodes d’un anthem expressif composé pour la modeste chapelle (en dimensions) du Duc de Chandos, comporte des épisodes qui sont quasiment des danses (sarabande initiale, gavotte finale comme celle du Te Deum) . La danse, le motet, le langage typiquement orchestral y opèrent simultanément, tout comme dans l’ante O be joyful in the Lord, appelé également Jubilate de Chandos.
Nous avons peu l’habitude d’associer la danse à l’église. Elle était bien présente, et de manière appuyée, dans les oeuvres des compositeurs baroques français et à la française. L’auditeur la sentait dans son corps en temps réel. Dans bien d’autres cultures (Inde, Amérique du sud, Afrique, Etats-Unis) la danse est étroitement associée à l’église, aux sanctuaires.
C’est pour nous une démarche naturelle, authentique, que de retisser ces liens qui, s’ils étaient autrefois évidents bien que seulement fortement suggérés, ont été trop souvent méconnus, et leur ignorance a considérablement contribué à figer les oeuvres dans des stéréotypes.
Mais en plus, nous prenons à l’occasion des libertés de musiciens du XXIe s en leur époque : notre approche se nourrit autant de fantaisie occasionnelle qu’elle repart d’une authenticité retrouvée.

Infos

Repertoire

Baroque

Genre

Vocal et instrumental

Nombre d'artiste sur scène

17

Caractéristiques

pluridisciplinaire

Pluridisciplines

Danse

Commentaires

Des variantes de ce programme sont possibles : - extension du nombre d'interprètes pour un lieu plus grand - remplacement de la partie Haendel par une partie française : autour de Le Retour de la Paix (Montéclair) ou de La Muse de l'Opéra (Clérambault) avec la participation de la danse (Couperin : extraits des nations). Concert dont la 2e partie au moins est chorégraphiée (2 danseurs), soit en direct, soit par le moyen de la vidéo projetée. La danse en direct, selon les lieux, peut être filmée en temps réel et projetée sur un/des écran(s).

Décors

Non

Dates de concerts

Strasbourg, 26 juin et Ribeauvillé (68), 27 juin 2021 (avec la version danse en vidéo projetée) Festival de Souvigny, 26 septembre 2021