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Dead trees give no shelter

Florentin Ginot - HowNow

Dead trees give no shelter

Parler de « Dead trees give no shelter » se ferait avant tout à l’aide de termes picturaux : surface, pigments, rugosités et aspérités, oxydation, fusion.

J’aimerais inviter le public dans un espace soumis à l’érosion où se mêlent les matières chorégraphiques, musicales, lumineuses et architecturales. Observer un tableau d’apparence statique, en ressentir l’imperceptible vibration. « Habiter la ruine », pour faire référence à Anna Tsing et son anthropologie des mondes abimés.

Dans cette création musicale et chorégraphique, le délitement se matérialise symboliquement en trois structures verticales, surplombant la scène de six mètres de haut : évocation poétique des thermes de Pompei ou Palmyre, des Sternenfall d’Anselm Kiefer tout en rappelant des ravages dans notre actualité plus récente.

Performeuses et musiciens évoluent dans chacune de ces structures, devenant en quelque sorte des dioramas de leurs corps contraints et retenus dans un espace dont les parois se délitent peu à peu pour n’en garder que l’ossature oxydée.

« L’espace nous porte, puis l’espace nous engloutit. Dans ce laps de temps existe l’humanité » (Aurélien Bory)

J’ai invité Helge Sten, figure de la dark ambiant norvégienne, et la chorégraphe Soa Ratsifandrihana à traverser cet espace. La vibration électrique émise à la fois par la musique d’Helge Sten -qui par sa densité relève presque de la sensation physique- et par la nervosité de Soa Ratsifandrihana proposera une trajectoire d’1h15 dans cet univers, conçue pour les deux formats frontal ou à 360° -avec la possibilité d’une déambulation du public. Je serai à la contrebasse aux côtés de Sten : notre conception musicale laissant la place à l’acoustique de jeu, chaque soirée est modulaire et unique.

Les corps altérables, friables, doués de transformation de la chorégraphie offrent des scènes de danse pulsées, énergiques et syncopées qui forment une polyphonie avec l’immersion sonore de l’AudioVirus de Sten : « DIY electronics, machines historiques d’échos à bande, modulateurs en anneaux, filtres, Thérémine, Buchla synthetiser et samples ». La danse montera progressivement vers un état de ravissement, d’extase, où les trois interprètes se tiennent hors d’eux-mêmes.

Infos

Repertoire

Création contemporaine

Repertoire secondaire

Musique électronique-ambiant

Genre

Instrumental

Nombre d'artiste sur scène

6

Caractéristiques

Spectacle mis en scène

Pluridisciplines

Danse

Commentaires

Projet créé le 19 mars 2022, diffusion principalement sur les saisons 2022-23 et 2023-24.

Décors

Oui

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Dates de concerts

7 mars 2022 : Scène Nationale d'Orléans (avant-première) 19 mars 2022 : Biennale du Grame, Les Subsistances, Lyon Novembre 2022 : Huddersfield Music Festival (Royaume-Uni)