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Chanter l’icône

Musicatreize

Chanter l'icône

« Chanter l’icône » est un projet musical, littéraire et visuel né d’une rencontre.
Assistant à un concert de Musicatreize dirigé par Roland Hayrabedian où une oeuvre de Michel Petrossian était donnée, la responsable du département byzantin au Petit Palais Raphaëlle Ziadé a eu l’idée de mettre en vis à vis cette musique vocale d’aujourd’hui et le joyau de la collection des icônes du musée, « En Toi se réjouit toute la création» du crétois Franghias Kavertsas (XVIIème s.).
Cette icône unique est à son tour une interprétation picturale d’une hymne byzantine ancienne dont le texte est attribué à Jean Damascène (VII-VIIIème s.). Toujours utilisée dans la liturgie orthodoxe de Saint Basile, cette hymne a reçu plusieurs réalisations musicales dont la plus ancienne qui nous soit parvenue appartient à la plume du compositeur byzantin Xénos Koronis (XIVème s.)
L’inauguration d’une nouvelle salle du Petit Palais dédiée aux christianismes orientaux en novembre 2017, rendue possible grâce au mécénat exceptionnel de la Fondation Sisley- d’Ornano, a permis au musée de commander à Michel Petrossian, à l’instigation de Raphaëlle Ziadé et grâce au soutien de la Fondation Meyer, une oeuvre nouvelle qui se présente comme une réanimation musicale de l’icône de Kavertsas.

Comment créer un lien à travers les siècles, les lieux géographiques contrastés, les disciplines artistiques différentes ? Près de mille ans séparent en effet le texte de l’image, Damas, Jérusalem, Constantinople, Crête et Venise sont incorporées dans ce petit carré de 58cm x 54cm , et la parole aussi bien que la musique et l’image entrent en danse dans ce projet autour d’un chef d’oeuvre totalement inconnu jusqu’aux années 1980…

La démarche d’un retour aux sources qui ont servi à l’inspiration initiale de l’iconographe crétois a conduit le compositeur à rechercher l’hymne de Koronis auprès d’Alexandre Lingas, professeur à l’Université de Londres et spécialiste de la musique byzantine. Les échanges autour d’icône avec Raphaëlle Ziadé ont permis une relecture détaillée de l’oeuvre qui a donné naissance à six séquences musicales, aux textes les plus variées en cinq langues qui entretiennent ce dialogue élargi, dont voici l’ordre initial :
Hymne byzantine
La première aube
Argile idéale
Battle my heart
Anges au travail
Hymne slave

Portée par Roland Hayrabedian et les chanteurs de Musicatreize, l’oeuvre musicale est d’abord donnée par séquences entrecoupées par les commentaires de Raphaëlle Ziadé, et un travail de réagencement de l’icône, sa mise en mouvement et ses découpages divers entrepris par le vidéaste Samuel Bester sont projetés pendant ces interventions. L’oeuvre est ensuite donnée sans interruption, avec les séquences enchaînées, mais dans l’ordre inverse de ce que l’on entend au début. La mise en espace de Toni Casalonga permet de souder entre eux tous ces éléments pour en assurer la fluidité et la cohérence. Hormis l’hymne byzantine, le compositeur utilise également une version slave de la même hymne, ainsi qu’un chant éthiopien noté lors de sa visite du monastère ethiopien Yemrehana Qrestos.
Trouvant dans la recherche scientifique des sources d’inspiration créatrice « Chanter l’icône » magnifie un héritage ancien qui, relu et fécondé par un regard d’aujourd’hui, donne sens et vie à une oeuvre nouvelle qui s’inscrit en même temps dans une longue tradition codifiée.

Michel Petrossian

Infos

Repertoire

Création contemporaine

Repertoire secondaire

Médiéval, Renaissance ou plus ancien

Genre

Vocal

Nombre d'artiste sur scène

13

Caractéristiques

Mise en espace

Pluridisciplines

Cinéma

Commentaires

Artistes prets à rencontrer le public

Décors

Non

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Dates de concerts

Projet créé en 2018