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[ Ceci est un adieu au langage ]

Le Furor Poetico

Après avoir mis en opéra le mythe d’oedipe, d’après le texte « La Machine Infernale » de Jean COCTEAU, la Compagnie Le Furor Poetico a choisi d’interroger l’impact des mythes fondateurs sur la création d’images cloisonnantes du genre humain dans notre société.
Cette réflexion est actuellement au coeur du projet artistique des artistes du Furor Poetico, à la fois créateurs, interprètes et avant tout explorateurs des arts, qui partagent une fascination du son, cet impalpable, cette « présence invisible » source d’imaginaire infini, et sans réponse. Une date de création du spectacle (environ 1h15) est envisagée pour fin 2022-début 2023.
Ce spectacle répond à une urgence et un besoin des artistes de créer des imaginaires nouveaux en s’impliquant dans la création contemporaine. Ils se font un devoir d’intégrer une parité dans leur recherche artistique, afin de mettre en lumière, des femmes avec autant de parole et de créativité que les hommes.
La recherche scénographique veille à une utilisation et réappropriation de matériaux existants pour améliorer le coût économique et environnemental du spectacle vivant.
La place musicale sur une scène est conçue de manière à se nourrir des autres arts, sans limites entre eux. Tendre vers une « musique-théâtrale », c’est une mise en mouvement et en espace d’un questionnement musical hors des mots, indépendants d’eux, pour représenter sur scène un théâtre d’une « recherche de l’invisible ».
Ce spectacle est une recherche sensorielle et instinctive : laisser ses imaginaires dans un état instable, un état d’oscillation permanente : une quête du vivant, loin des imaginaires fixes et stables.

Synopsis du spectacle

Des humains explorent leurs plantes de pied sur scène. Une question se pose: D’où venons-nous et vers quoi allons-nous?
Le chef d’orchestre se retrouve confronté à une image (interprétée par un danseur hybride) ne permettant aucune réponse à la question posée. Cette image (de l’ordre de l’imaginaire du chef d’orchestre), trouve écho dans une autre image (du quotidien cette fois-ci): l’organe féminin. Elle l’effraie de la même manière: l’analogie est faite.
Il faut, à présent et à tout prix, maîtriser cette image de l’organe féminin pour poser une réponse et une définition du vivant. Cette réponse passe par une volonté d’imaginaire unique imposé par le chef d’orchestre. Il s’accapare et domine toute image, en les faisant devenir stables à l’aide du langage et des mythes. Dans cet imaginaire défini et viriarcal, la femme ne peut être qu’objet et source de peur face à l’interrogation que représente son pouvoir reproducteur. Sur scène, le son incarne cette grande interrogation qu’est notre monde et qui habite le corps d’une femme.
La musique par essence, ne cherche aucune rationalisation sentimentale. Définir la musique et la mettre au service des mythes et du langage, revient à condamner la femme et faire perdurer l’imaginaire viriarcal. Le chef d’orchestre emmène les musiciens-comédiens dans ce système, et le public, à comprendre l’enfermement créé et ses possibilités de reconsidération. Une résiste parmi eux et ne cède pas à cette spirale interminable: la chanteuse bégayante. Son corps refuse le langage et elle pense que le son est la seule issue pour changer sa condition de femme. Elle amène progressivement chacun sur scène, à montrer ce que serait un imaginaire hors du langage. Tout ce qui fixe domine. Cette expérience se traduit par un univers où toute matière plastique compacte, devient progressivement liquide, créant le terrain de jeu pour de nouveaux imaginaires: une pâte à pain rouge argile qui se forme progressivement par les gestes du chef d’orchestre, cette même pâte élastique et en mouvement avec le danseur, une grande plaque d’argile solide rouge sur laquelle les musiciens viennent poser des traces avec leurs sabots-tampons, dictées par le chef d’orchestre, cette plaque qui se dissout au fur et à mesure grâce à un liquide argile rouge transformant le plateau… Notre expérience essaie de dézoomer le vivant,toujours et encore, pour en percevoir les sensations les plus intimes, la perplexité et ses contradictions qu’elle contient en quête d’univers mouvants repoussant toujours plus loin nos frontières.

Infos

Repertoire

Création contemporaine

Genre

Vocal et instrumental

Nombre d'artiste sur scène

9

Caractéristiques

Spectacle mis en scène

Pluridisciplines

Danse, Théâtre, Performance plastique / arts Visuels

Commentaires

/

Décors

Oui